Lunettes connectées : des femmes portées plainte pour atteinte a la vie privée
Les femmes portent plainte pour avoir été filmées sans leur consentement avec des lunettes connectées
Le parquet de Paris a ouvert plusieurs enquêtes suite à des plaintes de femmes qui ont été filmées dans la rue sans leur accord. Ces incidents concernent l’utilisation de lunettes connectées, un dispositif qui permet de capturer des images immersives. La justice a indiqué qu’elle était saisie de cas liés à des atteintes à la vie privée.
Une tendance inquiétante repérée par des associations
Ce phénomène a déjà été dénoncé par l’association e-Enfance, qui gère la ligne 3018 dédiée aux victimes de violences numériques. Le 8 septembre 2026, elle a alerté sur la multiplication de vidéos humiliantes réalisées avec ces lunettes. Deux semaines plus tard, le parquet de Paris confirme une tendance croissante sur les réseaux sociaux, où des femmes sont filmées à leur insu dans la rue, puis ces vidéos sont publiées en ligne.
Une pratique qui s’amplifie sur les réseaux sociaux
Les vidéos filmées avec ces dispositifs sont de plus en plus nombreuses. Si elles permettent aux créateurs de contenus d’obtenir des images immersives, elles peuvent aussi être utilisées à des fins malveillantes. La justice souligne que cette pratique est en hausse, soulevant des préoccupations sur la vie privée et la dignité des personnes filmées.
Les sanctions en cas de diffusion non consensuelle
Pour limiter ces abus, le parquet de Paris a lancé des enquêtes pour “diffusion, par service de communication en ligne, d’un contenu généré par traitement algorithmique non apparent représentant l’image ou les paroles d’une personne sans son consentement”. Ces actes sont passibles de lourdes sanctions : jusqu’à deux ans de prison et 45 000 euros d’amende. La situation peut s’aggraver si ces vidéos s’accompagnent de gestes ou de comportements à connotation sexuelle non consentis, pouvant alors faire l’objet d’enquêtes pour agression sexuelle.


