Témoignage : « Je préfère les préliminaires au reste »

Longtemps considérés comme un avant-goût du coït, les préliminaires font pourtant partie intégrante du rapport sexuel. Bon nombre de personnes les considèrent d’ailleurs comme plus satisfaisants que la pénétration. La preuve.

S’embrasser, se toucher, se caresser, se lécher, découvrir le corps de l’autre : ces actes intimes sont essentiels à un rapport sexuel, puisqu’ils permettent à l’excitation de s’installer dans la tête, mais aussi de se manifester physiquement. Pourtant, pendant longtemps, ils ont été considérés comme « à part », rangés dans la catégorie des préliminaires, une sorte d’avant-goût à la pénétration.

Or, quand on sait à quel point les femmes qui ne jouissent que via la pénétration sont rares, il serait peut-être temps de remettre en question cette vision des rapports sexuels trop phallo-centrée.

« S’embrasser, c’est limite mieux que le sexe, pour moi »

Le baiser, c’est souvent la première étape, celle qui donne le coup d’envoi de la grande parade du sexe. Et pour Karina, c’est un indispensable. « Je crois que je n’ai jamais eu de rapport sexuel qui ne commençait pas par un long baiser langoureux. Que ce soit avec des hommes ou avec des femmes, j’aime ce moment où nos bouches se découvrent, se dévorent, et où les corps se pressent de plus en plus, le souffle devient court », explique-t-elle.

« Pour moi, ce moment d’excitation, là, c’est limite mieux que le sexe. Parfois, j’aime même la frustration de se dire qu’on peut s’embrasser autant qu’on veut, mais qu’on ne pourra rien faire de plus parce qu’on est en public, par exemple. Ça me donne chaud de partout, ça peut me faire trembler. Un rapport sans ça ? Merci, mais non merci. »

« On m’a déjà reproché de vouloir un cunni à chaque rapport »

Martha fait partie des femmes qui n’apprécient pas spécialement la pénétration. « Pour moi, c’est un passage un peu obligé, pas nécessairement désagréable, mais ce n’est clairement pas comme ça que je vais prendre du plaisir », souligne-t-elle. Aussi, elle l’affirme : « Pour moi, le vrai sexe, c’est ce qui va me faire jouir, à savoir ce que l’on considère encore trop souvent comme des « préliminaires ». »

La stimulation clitoridienne externe est essentielle à son plaisir, et elle voue un culte tout particulier au sexe oral : « Pour moi, il n’y a rien de tel qu’un cunni, c’est le meilleur moyen de me faire prendre mon pied, et ça tombe bien, mon partenaire adore ça. Mais je n’ai pas toujours été avec des mecs aussi compréhensifs », regrette-t-elle. « Dans certaines de mes relations précédentes, j’ai déjà eu des mecs qui me reprochaient de vouloir me faire lécher à chaque rapport. Mais eux, s’attendaient malgré tout à une fellation à chaque fois. Ils n’avaient pas l’air de comprendre que c’était donnant-donnant, et que c’était normal que moi aussi j’essaye d’atteindre l’orgasme à chaque rapport. »

Aujourd’hui, à 37 ans, elle refuse de déroger à son propre plaisir : « Si un jour spécifique mon partenaire n’a pas envie, c’est bien sûr ok. Mais être avec quelqu’un qui refuse les cunnis, c’est un dealbreaker pour moi. »

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Source : Marie Claire