L’âge du bonheur selon un psychologue : celui où l’on apprend à bien penser
Le meilleur âge selon le psychologue Rafael Santandreu : celui où l’on apprend à bien penser
Quel est le moment idéal pour être heureux ? L’enfance, la jeunesse ou la retraite ? Selon Rafael Santandreu, psychologue espagnol et auteur de livres de développement personnel, aucune de ces périodes ne peut être considérée comme la meilleure. Pour lui, le véritable tournant dans la vie survient lorsque l’on commence à « bien penser » et à changer en profondeur sa façon de voir le quotidien.
Les études en psychologie montrent que chaque âge comporte ses défis. L’enfance n’est pas exempt de peurs, la jeunesse peut être source d’anxiété, et la vieillesse peut apporter une sérénité retrouvée, illustrée par ce qu’on appelle la « courbe du bonheur ». Cependant, aucun âge ne peut être considéré comme universellement idéal. Rafael Santandreu affirme que la période la plus enrichissante commence dès que l’on décide de transformer sa manière de penser, peu importe son âge.
Pourquoi on idéalise certains âges comme la meilleure étape de la vie
Les représentations de la meilleure étape de la vie tournent souvent autour de trois périodes : l’enfance, la jeunesse et la vieillesse. L’enfance est vue comme un moment d’innocence, de jeux et d’absence de responsabilités, mais elle reste aussi une phase de dépendance et de peurs. La jeunesse fascine par ses premiers choix de carrière, ses amitiés et ses premières histoires d’amour, mais elle peut aussi être marquée par le stress, la pression et la comparaison sociale.
Quant à la vieillesse, elle est parfois perçue comme une période plus sereine. Des recherches en psychologie montrent que le bien-être émotionnel tend à augmenter avec l’âge, grâce à une plus grande capacité à relativiser et à profiter des petits plaisirs. Toutefois, cette étape peut aussi être fragilisée par la maladie, l’isolement ou la précarité. Chercher à déterminer une « meilleure étape » dans la vie revient donc souvent à s’appuyer sur des facteurs que l’on ne contrôle pas totalement.
Le changement intérieur : la clé selon Rafael Santandreu
Pour le psychologue, le véritable changement ne dépend pas du calendrier. Il commence en soi, par une évolution du regard que l’on porte sur sa vie. Il explique que la meilleure étape survient lorsque l’on décide de « bien penser », c’est-à-dire d’arrêter de se plaindre, d’apprécier ce qui nous entoure et de percevoir la vie sous un angle plus positif. Penser correctement ne signifie pas ignorer les problèmes, mais plutôt ne pas tout dramatiser et laisser de la place à ce qui fonctionne, même si c’est discret ou imparfait.
Selon lui, lorsque cette attitude devient une décision consciente et qu’on s’y engage pleinement, cela influence positivement l’esprit. La « meilleure étape » devient alors un état mental où l’on choisit volontairement de déplacer son attention de la plainte vers une appréciation plus large de la vie.
Adopter ce mode de pensée au quotidien
Concrètement, « arrêter de se plaindre » ne veut pas dire se taire ou tout accepter. La plainte devient problématique lorsqu’elle tourne en boucle, sans action concrète, ou qu’elle occupe une grande partie de nos conversations. Exprimer une difficulté, chercher du soutien ou consulter un professionnel relèvent d’une démarche active. Pour progresser vers un « bien penser », certains thérapeutes recommandent de travailler sur l’attention, la reformulation des pensées et la gratitude réaliste. Voici quelques exercices simples à pratiquer chaque jour :
- Identifier une plainte récurrente et la reformuler en un fait concret.
- Noter chaque soir quelques événements agréables, même très simples.
- Face à une pensée négative, rechercher une petite action à réaliser.
En cas de souffrance persistante, il est conseillé de consulter un professionnel de santé mentale.


