Nadia Tereszkiewicz : la star montante qui conquiert Dior et le grand écran

À 30 ans, Nadia Tereszkiewicz connaît déjà une carrière remarquable. Ambassadrice de Dior, elle a une filmographie riche et variée. Elle affirme également vouloir explorer de nouveaux territoires : elle rejoint le casting de la série White Lotus et incarne la mère de Christophe Honoré dans Mariage au goût d’orange. Son avenir semble prometteur.

Un début dans la danse puis le cinéma

Son prénom, Nadia, lui a été donné en référence à un personnage du film Soleil trompeur. Mais c’est la danse qu’elle a d’abord choisie, la pratiquant à haut niveau pendant quinze ans. C’est d’ailleurs par cette discipline qu’elle a fait ses premiers pas à l’écran. En 2015, elle arrête la danse, étudie les lettres et passe des castings pour gagner sa vie. Stéphanie Di Giusto la repère pour son film La Danseuse, ce qui marque le début de sa carrière cinématographique. Depuis, elle enchaîne les rôles, de la jeune étudiante face à Patrice Chéreau (Les Amandiers) à des personnages plus variés comme une femme à barbe dans Rosalie ou une épouse de militaire dans L’Île rouge. La danse, qui lui a privé d’adolescence, lui a permis de remonter le temps et de se révéler face à la caméra, comme une évidence.

Une confiance qui mûrit

Depuis ses débuts, Nadia a conservé la spontanéité de ses vingt ans. Mais elle note que son jeu s’est enrichi avec la maturité. Aujourd’hui, elle joue la mère dans Mariage au goût d’orange, un film autour de ses souvenirs familiaux, prévu pour décembre. La série The White Lotus, dans laquelle elle apparaît, lui offre une visibilité internationale. Tournée dans le sud de la France, cette saison 4, qualifiée de « la plus drôle », évoque la vie d’artiste et l’impact de la célébrité sur le quotidien. Pour Nadia, ce projet est une étape importante vers une carrière à l’international, à l’image d’une fleur qui s’ouvre au lever du jour. Elle se sent aujourd’hui épanouie sur les plateaux, en France, mais rêve aussi de Hollywood.

Son itinéraire artistique

Pour Nadia, il faut un coup de foudre artistique pour s’engager dans un projet. Elle apprécie de rencontrer des metteurs en scène avec des visions fortes et singulières. Elle a notamment participé à un documentaire sur Michèle Firk, critique de cinéma devenue militante, un projet qu’elle a voulu soutenir. Son rêve ? collaborer avec le réalisateur Pawel Pawlikowski, dont les films Ida, Cold War et Fatherland lui ont profondément marqué. Bien qu’elle ne parle pas polonais, elle ressent une connexion forte avec ces œuvres, qui évoquent la mémoire et l’histoire de ses grands-parents.

Les rencontres qui ont façonné sa carrière

Le film La Danseuse a été une étape clé. Nadia y était doublure danse, et l’attitude empathique de la réalisatrice Stéphanie Di Giusto l’a guidée dans ses choix. Elle a aussi préféré des projets confidentiels, qu’elle trouvait plus sincères, comme Sauvages. Elle a travaillé avec des réalisateurs comme Dominik Moll, Monia Chokri ou Robin Campillo, qui correspondaient à ses attentes. Elle souligne que chaque rencontre a enrichi sa vision du cinéma.

Une collaboration avec Christophe Honoré

Elle a toujours voulu travailler avec Christophe Honoré. Son attachement à ses films remonte à ses années de lycée, où La Belle Personne est devenu un film culte pour elle. Elle lui a soufflé l’idée de jouer dans Mariage au goût d’orange après avoir vu ses pièces de théâtre. Pour incarner la mère du personnage, elle a changé de look, se coupant les cheveux et se teignant en brune. Le film raconte ses souvenirs, mêlant images de l’époque, musiques et réflexions sur l’évolution du regard sur la société, notamment sur la violence envers les femmes.

Son regard sur la famille

Dans Mariage au goût d’orange, Christophe Honoré évoque notamment la place de la famille. Nadia est l’aînée de trois enfants. Sa sœur est avocate, son frère travaille dans l’intelligence artificielle, et elle se considère comme la « saltimbanque » un peu fofolle. Pourtant, elle insiste sur le fait que ses proches savent qu’elle est très investie émotionnellement. Elle a eu une enfance heureuse, entourée de parents aimants et encourageants. Son père lui a fait découvrir la danse, la musique et le cinéma, ce qui a nourri sa passion. Sa mère lui a appris l’optimisme et le rêve, lui permettant de s’autoriser une carrière artistique.

Quand on joue, tous nos sens sont en éveil, et j’ai besoin de vivre et de découvrir pour nourrir mon imaginaire d’actrice.

Nadia Tereszkiewicz

Ses inspirations artistiques

Elle a été profondément touchée par l’exposition consacrée à la photographe Nan Goldin, dont le regard sur la marginalité et la transgression la concerne. Elle admire aussi le travail de Sophie Calle, dont elle est une grande fan, pour la capacité à explorer des univers éloignés d’elle. La chorégraphe Sharon Eyal lui inspire par ses spectacles mêlant danse contemporaine et classique, qui créent des expériences intenses et physiques. Lors d’une exposition au Palais de Tokyo, la créativité de Francis Kurkdjian, parfumeur pour Dior, a également éveillé en elle des souvenirs et des émotions, illustrant l’importance de nourrir ses sens pour habiter pleinement son métier d’actrice.

Son rapport à la célébrité et à l’image

Elle ne souhaite pas revenir sur sa jeunesse, qu’elle qualifie d’angoissante. Aujourd’hui, Nadia se sent plus apaisée, plus sûre d’elle. Elle assume ses envies et ses choix, entourée d’un cercle d’amis fidèles. Elle évoque notamment Mélanie Thierry, avec qui elle garde un lien précieux depuis le tournage de La Danseuse. Concernant son image, elle préfère ne pas trop y prêter attention. Sur les tournages, elle évite de regarder ses prises pour rester fidèle à elle-même. Elle considère que l’essentiel est de ne pas trahir sa propre identité.