Victime de violences infantiles, Karine brise le silence et révèle l’horreur

Une victime marquée par des années de violences

Karine Jambu a été victime de viols alors qu’elle était encore mineure. Entre 2002 et 2005, elle, alors âgée de 5 à 7 ans, a été agressée par Roland B., un homme ami de sa famille qui séjournait chez eux. Cet homme, déjà condamné à plusieurs reprises pour des faits similaires, était en état de récidive lors de son procès en 2018.

Une condamnation et une libération surprise

Roland B. a été condamné à 30 ans de prison en 2018 pour viols et agressions sexuelles sur une mineure. Cependant, après seulement huit années d’incarcération, il doit sortir de prison le 12 mai 2026. Cette information a été communiquée à Karine Jambu par une juge d’application des peines, par mail, du tribunal de Caen.

Une proximité inquiétante dans la même ville

Ce qui suscite l’indignation, c’est que Roland B. va vivre chez son frère à Rennes, la ville où réside Karine. La jeune femme, aujourd’hui âgée de 28 ans, explique à la presse qu’elle n’a pas pu empêcher cette situation. Elle doit désormais changer de routine et craindre de croiser son violeur dans ses déplacements quotidiens, notamment pour se rendre au travail. Elle dénonce une injustice : « Il a bousillé une partie de ma vie, et aujourd’hui on le protège. »

Une justice mise en cause

Cette affaire, qui a également fait l’objet du film « Signalements » en 2024, met en lumière des dysfonctionnements dans le système judiciaire français. Depuis 2018, l’État a été condamné à plusieurs reprises pour « déni de justice » et « délais excessifs » ayant des conséquences psychologiques graves pour la victime. La dernière condamnation date de février 2026.

Les réactions de la famille

La mère adoptive de Karine, Laurence Brunet-Jambu, déplore le manque de protection offerte à sa fille : « Les services de l’État n’ont pas protégé Karine, et aujourd’hui la justice ne le fait pas non plus. »