Comment calmer rapidement un enfant en crise d’angoisse
Voir son enfant pris d’une crise d’angoisse peut être une expérience très difficile pour les parents. Ces épisodes se manifestent souvent par un essoufflement, des pleurs, une sensation d’étouffement ou une peur intense. Cependant, selon l’UNICEF, une crise d’angoisse, même spectaculaire, n’est généralement pas dangereuse et finit par passer.
Le Dr Julieta Quesada, alias @docteur.urgences, partage avec Femme Actuelle les gestes à adopter pour aider un enfant lors d’une crise de panique. Elle insiste sur l’importance du comportement du parent dans ces moments.
Le premier réflexe à avoir face à une crise d’angoisse
Pour le Dr Quesada, la clé est de rester calme. Elle recommande que le parent soit présent, enveloppant si l’enfant l’accepte. Si l’enfant le souhaite, il peut être pris dans les bras, bercé doucement, tout en lui parlant d’une voix rassurante. Par exemple : « Ça va, maman est là, papa est là, ça va passer, respire avec moi ».
Il peut aussi être utile de lui chanter une chanson qui le rassurait lorsqu’il était petit. L’objectif est de lui apporter un sentiment de sécurité pour l’aider à retrouver son calme.
Selon l’UNICEF, il est également conseillé d’aider l’enfant à contrôler sa respiration. L’exercice consiste à inspirer profondément par le nez, puis à expirer lentement par la bouche. D’autres activités, comme réciter l’alphabet ou solliciter ses cinq sens, peuvent détourner son attention de la peur.
Enfin, il est préférable d’accepter la crise plutôt que d’essayer de l’éviter. Éviter systématiquement les situations déclenchantes pourrait renforcer l’anxiété chez l’enfant.
Reconnaître une crise d’angoisse et savoir quand consulter
Une crise d’angoisse se caractérise par une montée soudaine de peur intense, accompagnée de symptômes physiques tels qu’étourdissement, essoufflement ou palpitations. L’enfant peut aussi avoir le sentiment qu’une catastrophe est imminente, alors qu’aucun danger réel n’est présent.
L’anxiété est une émotion fréquente, notamment lors de certaines étapes du développement comme la séparation ou l’apprentissage scolaire. Cependant, si les manifestations deviennent persistantes, intenses ou entraînent des comportements d’évitement, il est important de consulter un professionnel.
Si les crises se répètent ou deviennent invalidantes, l’UNICEF recommande de consulter un médecin ou un pédiatre. Une prise en charge précoce favorise une meilleure évolution. L’Assurance Maladie évoque la thérapie cognitivo-comportementale comme traitement de référence pour les formes légères à modérées. Elle propose également le dispositif « Mon soutien psy », qui permet aux enfants dès 3 ans de bénéficier de séances avec un psychologue, prises en charge par l’assurance.


