Alexandra Lamy révèle tout sur le plaisir féminin après 50 ans
Dans une interview accordée à Brut et publiée le 6 mai, l’actrice Alexandra Lamy, à l’affiche du film Pour le plaisir, s’est exprimée sans tabou sur le plaisir féminin après 50 ans.
Ce film, en salles depuis le 6 mai, met en scène une comédie sentimentale réalisée par Reem Kherici. Alexandra Lamy y incarne Fanny, une femme mariée depuis vingt ans qui n’a jamais connu d’orgasme. Son mari, Tom, un inventeur, va l’aider à explorer son plaisir en concevant un sextoy. Lors d’une interview vidéo, l’actrice de 54 ans a exprimé sa joie d’avoir pu jouer le rôle d’une femme libérée.
« J’ai le droit de jouir, non ? »
Alexandra Lamy confie : « J’ai adoré ce personnage, parce que j’aime qu’elle puisse dire “J’ai 50 ans, j’ai le droit de jouir ! J’ai le droit, non ?”, s’exclame-t-elle, tout sourire, avec la réalisatrice. C’est une liberté extraordinaire. »
Avant d’entamer cette exploration intime, le personnage de Fanny a passé vingt ans sans révéler à son mari qu’elle ne prenait pas de plaisir. Cela illustre une réalité : selon une étude menée par le site Gleeden en décembre 2021, 9 femmes hétérosexuelles sur 10 ont déjà simulé un orgasme avec un partenaire. Pourtant, 81 % des hommes pensent que leur partenaire n’a jamais simulé. La comédienne déplore que « l’on n’ose pas le dire, parce qu’on a toujours peur de froisser les hommes ».
Le film aborde la question de la jouissance féminine, souvent freinée par des constructions sociales réticentes. Alexandra Lamy se souvient, durant son adolescence, avoir entendu sa mère et ses amies parler de plaisir et d’exploration du corps. « Il n’y avait pas d’hommes, […] elles parlaient du plaisir, de la jouissance. J’entendais ces mots-là “se connaître”, “explorer son corps” », raconte-t-elle. Bien qu’elle ait grandi dans une famille ouverte d’esprit, elle souligne avoir perçu le tabou autour du plaisir féminin, comme si c’était un gros mot. C’est pour cette raison qu’elle se réjouit de jouer un tel rôle aujourd’hui.
Elle profite également de cette interview pour rendre hommage à Reem Kherici. « Si c’était un réalisateur, [le film] serait vraiment différent. Je ne dis pas que ce serait vulgaire… », pense-t-elle. La réalisatrice souhaite, quant à elle, « décortiquer » l’orgasme féminin pour comprendre pourquoi il est parfois difficile à atteindre. Elle veut donner aux spectateurs et spectatrices des clés pour mieux comprendre cette étape essentielle du plaisir. La réponse à cette quête est à découvrir en salle.


