Attention aux faux gynécologues sur TikTok qui exploitent la peur des femmes enceintes

Sur TikTok, une influenceuse met en garde contre des faux gynĂ©cologues qui ciblent des femmes enceintes pour leur proposer des sĂ©ances d’entraĂ®nement Ă  l’accouchement. Ces prestations, Ă  la fois absurdes et illĂ©gales, sont proposĂ©es par des individus mal intentionnĂ©s.

Les femmes enceintes ressentent souvent de l’anxiĂ©tĂ© Ă  l’approche de l’accouchement. La peur de la douleur ou des complications peut toucher une femme sur cinq, avec des symptĂ´mes lĂ©gers Ă  modĂ©rĂ©s. Jusqu’Ă  11 % d’entre elles souffrent d’une phobie sĂ©vère, appelĂ©e tokophobie, qui peut devenir invalidante. Certains escrocs exploitent cette peur sur les rĂ©seaux sociaux.

Une pratique dangereuse et illégale

Sur TikTok, une crĂ©atrice de contenu a alertĂ© sur la prĂ©sence de faux gynĂ©cologues proposant des services douteux. Elle a reçu plusieurs tĂ©moignages concernant un homme qui dĂ©marcherait des femmes via la plateforme. Elle prĂ©cise qu’il n’est pas le seul Ă  agir ainsi. Dans une vidĂ©o, elle dĂ©voile des messages envoyĂ©s par cet individu, qui joue sur la crainte des femmes.

Ce prĂ©tendu mĂ©decin explique, par message vocal, qu’il faut s’entraĂ®ner Ă  accoucher pour Ă©viter des complications futures. Il insiste notamment sur la nĂ©cessitĂ© de se prĂ©parer pour Ă©viter des risques comme une fausse couche ou une Ă©pisiotomie. Pour cela, il propose des rendez-vous gratuits Ă  domicile, afin d’aider les femmes Ă  se prĂ©parer Ă  l’accouchement, mais ses mĂ©thodes sont extrĂŞmement risquĂ©es et inutiles.

Il dĂ©crit notamment qu’il mettrait un poupon dans le vagin pour aider Ă  l’entraĂ®nement, tout en vĂ©rifiant comment la femme utilise un tampon ou se nettoie. Il affirme aussi utiliser du gel hydroalcoolique pour garantir l’hygiène lors de ces « consultations ».

Il est important de rappeler que des cours lĂ©gaux de prĂ©paration Ă  l’accouchement existent et sont encadrĂ©s par des professionnels qualifiĂ©s. Ces pratiques douteuses, en revanche, relèvent de l’illĂ©galitĂ© et peuvent mettre en danger la santĂ© des femmes.

De plus, cet homme demande aux femmes si elles sont « cĂ©libataires » pour que les rendez-vous restent « intimes ». Il incite Ă©galement Ă  poursuivre la discussion via Snapchat, oĂą les messages sont Ă©phĂ©mères, ce qui constitue une preuve supplĂ©mentaire de l’illĂ©galitĂ© de ses actions.

Un phénomène répandu

Ce n’est malheureusement pas un cas isolĂ©. Au cours des dernières annĂ©es, plusieurs articles ont rapportĂ© l’existence de faux gynĂ©cologues opĂ©rant sur les rĂ©seaux sociaux. Certains ont Ă©tĂ© accusĂ©s d’examens vaginaux forcĂ©s, voire d’agressions sexuelles, en France, en Italie ou en Allemagne.

Ces « mĂ©decins » auto-proclamĂ©s peuvent agir dans l’ombre pendant plusieurs annĂ©es. Il est essentiel de rappeler qu’un vrai gynĂ©cologue ne proposera jamais de rendez-vous Ă  domicile ni via des rĂ©seaux sociaux. En cas de doute, il faut signaler immĂ©diatement ces comptes suspects sur Pharos, la plateforme du gouvernement dĂ©diĂ©e Ă  la lutte contre les contenus illicites sur Internet.