Deuil périnatal : comment surmonter cette douleur et trouver du soutien

Deuil périnatal : comment faire face à la perte d’un enfant et vers qui se tourner ?

Chaque année, environ 7 000 couples vivent une épreuve terrible : la perte d’un bébé pendant la grossesse ou peu après sa naissance. Cette réalité douloureuse concerne de nombreuses familles confrontées au décès d’un enfant à naître ou d’un nouveau-né. Pour sensibiliser le public et soutenir les familles en deuil, la Journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal se déroule chaque année le 15 octobre. Elle permet de faire le point sur les démarches, le suivi psychologique, l’accompagnement médical et les droits des parents touchés par cette perte.

A quelle date a lieu la journée mondiale du deuil périnatal ?

Le 15 octobre est la journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal.

Qu’est-ce qu’un deuil périnatal ?

Selon l’OMS, le deuil périnatal concerne la mort d’un fœtus à partir de la 20e semaine de grossesse (ou 22e semaine d’aménorrhée) et jusqu’à 7 jours après la naissance. Ce deuil touche aussi les couples qui se projetaient dans l’accueil d’un nouveau-né. Il englobe donc : les fœtus décédés dans le ventre de la mère, les fausses couches spontanées, les interruptions médicales de grossesse (IMG), les grossesses extra-utérines, ainsi que les réductions embryonnaires.

Deuil périnatal : témoignages de mères

Que la perte survienne in utero ou au moment de l’accouchement, le deuil périnatal laisse une empreinte profonde. Des mères partagent leurs expériences avec sincérité, évoquant à la fois la douleur de la perte et leur chemin vers la reconstruction.

Comment accompagner les parents en deuil périnatal ?

Les parents vivent un traumatisme, qu’il s’agisse d’une fausse couche, d’une perte in utero ou à la naissance. Il leur faut du temps pour se remettre. Il est essentiel qu’ils soient entourés et soutenus, en fonction de leur expérience. Revenir à la maison sans leur bébé, dans une chambre déjà décorée, est une étape particulièrement douloureuse.

Plusieurs associations, comme Agapa ou Spama, proposent un soutien spécifique. Les couples peuvent également bénéficier d’un suivi psychologique et d’un accompagnement dans leurs démarches administratives. Des groupes de paroles et des associations de parents offrent aussi la possibilité d’échanger avec d’autres familles ayant vécu la même situation.

Au-delà du soutien psychologique médical, certains souhaitent rendre hommage à leur enfant de manière symbolique. Des initiatives comme Dans Nos Cœurs proposent par exemple de planter un arbre en mémoire de l’enfant ou de porter un bracelet en lithothérapie représentant un arbre de vie.

Quels sont les droits sociaux pour un enfant né sans vie ?

La prime à la naissance est versée sous conditions de ressources dès que la grossesse atteint la 20e semaine (soit la 22e semaine d’aménorrhée). Elle peut être accordée même si l’enfant est né sans vie ou mort-né, sur présentation d’un acte de naissance et d’un acte de décès ou justificatif médical. Une allocation forfaitaire d’environ 1 154 euros (en 2026) ou 2 308 euros, selon les revenus du foyer, est également versée en cas de décès après la 20e semaine de grossesse. Les enfants nés sans vie inscrits à l’état civil peuvent aussi être pris en compte pour le nombre de parts lors de la déclaration de revenus.

Qu’en est-il du congé maternité ou paternité en cas de deuil périnatal ?

Avant 22 semaines de grossesse ou 20 semaines d’aménorrhée : les parents ont droit à un arrêt de travail, pris en charge par l’assurance maladie.

Après 22 semaines ou si le poids du bébé dépasse 500 g : le congé maternité et paternité s’appliquent normalement, en fonction du nombre d’enfants à charge.

Quelles démarches administratives en cas de deuil périnatal ?

Si l’enfant est né vivant et viable mais décédé avant la déclaration de naissance : un acte de naissance et un acte de décès sont établis par l’officier d’état civil, sur présentation d’un certificat médical. Ces actes précisent la date et l’heure de la naissance et du décès, permettant une inscription complète dans le livret de famille.

Si l’enfant est mort-né ou né vivant mais non viable, un acte d’enfant sans vie est dressé. La déclaration doit s’appuyer sur un certificat médical d’accouchement mentionnant la date, l’heure et le lieu de la naissance. Les parents peuvent aussi lui attribuer un prénom, un nom de famille, et faire inscrire l’enfant sur le livret familial, même si cela ne crée pas de lien de filiation juridique. Cette démarche offre une reconnaissance symbolique et un souvenir pour la famille.

Comment soutenir les parents endeuillés ?

Pour accompagner les familles, certains cadeaux symboliques peuvent leur apporter du réconfort. Un bijou gravé, un arbre à planter, une boîte à souvenirs ou une bougie personnalisée sont autant de gestes qui témoignent de l’attachement et du souvenir de l’enfant. L’objectif est de proposer une attention douce et pleine de compassion, pour aider à traverser cette période difficile.