Crise de la natalité en France : un changement radical du modèle familial

Une baisse de la natalité et un changement dans le modèle familial en France

Longtemps considérée comme un exemple en matière de natalité en Europe, la France affichait jusqu’en 2015 un des taux de fécondité les plus élevés du continent. Cependant, depuis une dizaine d’années, ces chiffres connaissent une forte baisse, selon une étude de l’Institut national d’études démographiques (INED).

Le désir d’avoir des enfants diminue. En 2026, 12 % des personnes interrogées ont déclaré ne pas vouloir d’enfants, soit deux fois plus qu’en 2005. La maternité est aussi perçue comme plus contraignante par les jeunes femmes sans enfant. L’enquête montre qu’avant d’accueillir un bébé, ils souhaitent d’abord terminer leurs études, trouver un emploi stable, avoir un logement et vivre en couple. Ces étapes se réalisent généralement plus tard qu’auparavant.

Le recul de l’âge de la parentalité s’accompagne d’un recours accru à l’assistance médicale à la procréation (AMP). Ainsi, 8 % des femmes âgées de 35 à 49 ans ont déjà utilisé cette technique pour concevoir un enfant.

Une transformation profonde du modèle familial

La même étude révèle que le modèle familial a beaucoup évolué en vingt ans. Le mariage, par exemple, tend à diminuer. Aujourd’hui, seulement 33 % des naissances ont lieu dans le cadre d’un couple marié, contre 85 % dans les années 1970.

Les séparations et divorces favorisent aussi l’émergence des familles recomposées. Actuellement, 18 % des personnes interrogées ont au moins un beau-fils ou une belle-fille à élever.

Les évolutions législatives ont aussi permis aux femmes d’accéder à de nouveaux types de familles, comme la monoparentalité ou l’homoparentalité. À ce jour, environ 46 000 enfants vivent avec un ou deux parents du même sexe.