Ce que votre façon de faire le ménage révèle vraiment sur vous
Une qualité rare derrière le ménage « à la va-vite » selon une psychologue
Faire le ménage peut révéler différentes facettes de notre personnalité. Pour certains, c’est une façon de réduire leur anxiété en retrouvant un sentiment de contrôle sur leur vie. Ils passent alors beaucoup de temps à nettoyer de façon compulsive. Pour d’autres, c’est simplement une corvée, et ils laissent la vaisselle s’accumuler ou les moucherons apparaître. Que l’on fasse partie de l’un ou l’autre de ces groupes, cela en dit long sur notre état d’esprit ou notre situation actuelle.
Ce que la psychologie dit du désordre et du ménage
Selon la psychologue Florence Millot, le ménage en dit beaucoup sur nous, surtout lorsque l’on se trouve dans des extrêmes. Elle explique que si l’on est très désordonné, cela peut indiquer que l’on est dépassé par les événements. Cela peut aussi signifier qu’il est utile de consulter un professionnel de santé mentale ou un coach pour mieux comprendre cette situation.
Une perte d’intérêt pour le maintien de la maison, par exemple si vous aviez l’habitude de bien la tenir, peut refléter un déstressement après une période difficile. La psychologue précise que cela traduit souvent un lâcher-prise intérieur qui se manifeste dans notre environnement. La maison devient alors un reflet de ce que l’on ressent, comme une continuité avec notre état intérieur.
Le ménage compulsif : un besoin de contrôle et d’évitement
À l’inverse, faire le ménage de façon obsessionnelle n’est pas non plus un bon signe. Si vous ne pouvez pas rester plus de quelques minutes sans nettoyer, cela peut révéler un besoin de contrôle très fort. Florence Millot indique que cela peut être une manière d’éviter de faire face à ses émotions, telles que la tristesse ou la colère. Nettoyer constamment l’extérieur peut alors servir de protection contre ces sentiments difficiles à gérer.
Dans ce cas, la maison ressemble souvent à un espace parfaitement rangé, aux couleurs neutres comme le gris clair, le blanc ou le beige. Ces couleurs, en lien avec le besoin de contrôle, demandent un entretien constant, car les taches et la moindre imperfection sont vite visibles. Cela demande beaucoup d’énergie, qui pourrait être mieux utilisée pour explorer ses propres émotions.
Quand le ménage n’est pas un problème, mais une priorité différente
Il ne faut pas oublier que pour beaucoup, le rapport à la maison n’est pas pathologique. Certaines personnes ont une maison en désordre sans qu’elle soit sale ou abandonnée. Cela peut simplement signifier que leurs priorités se situent ailleurs, comme le travail, des projets ou des activités sociales.
Selon Florence Millot, la majorité d’entre nous appartient à cette catégorie. Ces personnes ne s’intéressent pas particulièrement à leur habitat, car elles le voient comme un lieu secondaire. Leur manque de rigueur peut venir de leur éducation ou de leur mode de vie. La psychologue précise que tant que cette relation au ménage reste dans la norme, il n’y a pas lieu de s’inquiéter.
Les bienfaits du ménage sur la santé mentale
La science confirme que vivre dans un espace ordonné et propre est bénéfique pour la santé mentale. Une étude publiée dans le British Journal of Sport Medicine a montré que faire le ménage énergétiquement pendant vingt minutes par semaine pouvait réduire le stress et la dépression, de la même façon que l’exercice physique. Une autre recherche menée à l’Institut de technologie de Singapour a constaté que les personnes qui faisaient régulièrement le ménage avaient de meilleures capacités d’attention et de mémoire.
Dans son livre Faire le ménage chez soi, publié en 2019, la coach Dominique Loreau affirme que nettoyer aide à retrouver son calme intérieur. Elle explique aussi que l’époussetage peut raviver de souvenirs heureux, en faisant remonter à la surface la mémoire de chaque objet ou bibelot.


