« Je ne couche qu’avec des hommes totalement épilés : s’ils ont des poils, ils passent par la salle de bain avant » (Nathalie, 45 ans)

Nathalie est une phobique des poils à tel point qu’elle ne peut avoir de relations intimes qu’avec des hommes 100% imberbes. Elle nous donne des détails…

Ma vie est un véritable enfer à cause de ma phobie des poils. Non seulement parce que je ne supporte pas d’en avoir moi-même, mais surtout parce que je fais subir cette obsession à mes conjoints. Tous ont fini par craqué, et aujourd’hui à 45 ans, je suis seule et sans enfants. Le lien avec ma phanérophobie (terme médical donné à l’aversion pour les poils, ndlr) étant à mon sens évident. 

Tout cela a commencé lorsque j’avais environ 14 ans. Le fait de voir des poils pubiens pousser sur moi a été un vrai choc. Je ne le supportais pas. A partir de ce moment-là, j’ai commencé à m’épiler dès que le moindre poil apparaissait. Et ça s’est étendu à mes aisselles, à mes jambes, mais aussi à mes bras. Puis est venu l’âge des premiers rendez-vous. Et là, le vrai drame a commencé. Impossible pour moi de toucher une peau poilue. Bien sûr, je ne disais rien au début, et tentais de dissimuler mon dégoût.

« A la vue de certaines parties, comme les testicules, ou le dos, j’ai des réflexes de vomissement »

Mais à la vue de certaines parties du corps, comme les testicules, ou le dos, j’avais des réflexes de vomissement. A l’âge de 20 ans, après avoir largué mes deux premiers petits-amis sans leur donner d’explication, j’ai décidé d’aller consulter une psy. Sa réponse m’a surprise. Elle m’a dit : « Une phobie ne guérit jamais vraiment, au mieux elle se contrôle mais pour cela, il faut d’abord l’assumer. » J’ai suivi ses conseils, et exposer ma phobie lors de tous mes premiers rendez-vous. La moitié des hommes m’ont regardé comme une extra-terrestre, l’autre comme une nana très chiante. Mais quelques-uns ont tout de même tenté le coup. 

Ils se sont présentés à moi sans aucun poil sur le dos, les fesses, le torse, le pubis et les testicules. C’était ma condition sine qua-non pour qu’ils puissent m’approcher nue. Et il ne fallait pas non plus qu’ils soient barbus. Sinon, ils devaient passer par la salle de bain avant. Quatre ou cinq hommes se sont ainsi succédés, mais aucun n’a tenu plus de 6 mois. Pourtant moi, j’ai apprécié ses rapports, car je n’avais plus cette obsession de me retrouver avec un poil dans la bouche. Idée dont la simple pensée me provoque des nausées.

Mais je voyais bien que pour les hommes, c’était trop demander pour une femme dont il n’était pas vraiment amoureux. Tout a été différent quand j’ai rencontré Gaëtan, vers mes 30 ans, car lui est tombé fou amoureux de moi, sans me le dire, alors que l’on fréquentait les mêmes amis. Un soir il s’est lancé et m’a déclaré sa flamme. C’était un des plus beaux jours de ma vie. Mais très vite, il a fallu aborder cette satanée phobie. Et avec lui, tout a pris d’incroyables proportions.

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Source : Journal des femmes