50 ans avec une poupée Barbie coincée dans la bronche : un record étonnant
Une femme a vécu pendant plus de 50 ans avec une petite tasse de poupée Barbie coincée dans une bronche. Après plusieurs années de symptômes inexpliqués, elle a finalement découvert la présence de cet objet grâce à un examen médical.
Ce cas rare a été rapporté dans une publication scientifique récente, qui en fait le plus long documenté dans la littérature médicale. L’histoire se déroule à Vancouver, au Canada, où les médecins ont pris en charge cette patiente dans le cadre d’une enquête sur une série de pneumonies à répétition.
Comment la tasse de Barbie a-t-elle été découverte après tant d’années ?
Tout commence dans les années 1970. La jeune fille inhalait une petite tasse provenant d’un service de poupée Barbie. Elle a raconté cet épisode à plusieurs reprises tout au long de sa vie. Cependant, la tasse étant en plastique, elle ne se voyait pas sur les radiographies, ce qui a compliqué son diagnostic.
Les médecins ont alors supposé qu’elle avait expulsé l’objet. Mais, des années plus tard, la femme a commencé à souffrir de pneumonies récurrentes dans la partie inférieure du poumon droit. Les symptômes ont été attribués à d’autres causes, notamment à son ancien tabagisme ou à une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO).
C’est lors d’un scanner, qui montrait une partie du poumon droit affaissée et une bronche bouchée, que les médecins ont décidé de réaliser une bronchoscopie. Cet examen permet de visualiser directement les voies respiratoires avec une petite caméra. Ils y ont découvert et retiré la tasse, qui était totalement coincée dans une bronche.
Un cas exceptionnel dans la médecine
Les chercheurs expliquent que, même si les corps étrangers dans les voies respiratoires sont rares, certains peuvent rester non détectés pendant plusieurs décennies. Selon eux, il s’agit du « plus long cas documenté dans la littérature scientifique », avec plus de 50 ans d’errance médicale.
Ce retard dans le diagnostic a entraîné des complications, telles que des infections répétées, des cicatrices et des déformations du poumon. Plusieurs erreurs ont contribué à cette situation, notamment le fait que la tasse était invisible sur les radiographies, que l’histoire d’inhalation avait été peu prise en compte, et que des biais liés au genre ont également joué un rôle.
Les enjeux du diagnostic et des biais de genre
Malgré le récit clair de la patiente concernant l’inhalation, ses symptômes n’ont pas conduit à rechercher un corps étranger. Les experts soulignent que ce cas met en lumière l’importance d’une prise en charge équitable, indépendamment du genre. L’Organisation mondiale de la santé rappelle que les inégalités peuvent influencer l’accès aux soins et la précision des diagnostics, notamment chez les femmes, souvent sous-diagnostiquées ou mal traitées.
Ce cas illustre également la nécessité d’adopter une approche plus attentive et équitable dans le diagnostic des maladies respiratoires, pour éviter que de tels retards ne se reproduisent.


