Ce test révèle si votre couple est en danger

Un mini-sondage pour détecter le mal-être dans son couple

Il est possible de passer des années en couple en pensant que tout va bien, alors que des fissures apparaissent peu à peu. Le psychologue spécialisé dans les relations de couple Mark Travers, PhD, propose un simple test pour aider à faire le point. Publié le 29 juin 2025 sur le site CNBC Make It, cet article invite à répondre honnêtement à quatre questions pour voir si l’on est vraiment heureux ou si l’on vit peut-être une relation insatisfaisante sans le réaliser. Avec une formation à l’université Cornell et à l’université du Colorado à Boulder, il s’appuie sur des années d’expériences cliniques.

Selon lui, si vous répondez « non » à toutes ces questions, il y a fort à parier que vous êtes malheureux en couple sans en avoir conscience. Ce décalage provient souvent de l’habitude d’encaisser, d’une forme d’anesthésie émotionnelle, ou de la tendance à normaliser les tensions en se disant que « c’est pareil chez tout le monde ». Ce test ne remplace pas une évaluation professionnelle, mais il peut agir comme un réveil brutal.

Pourquoi il est facile de rester dans l’ignorance du mal-être

La souffrance dans le couple peut facilement se cacher derrière la routine. On s’habitue aux silences, à l’irritation, ou à des disputes qui ne trouvent jamais de vraie solution. Mark Travers décrit des mécanismes d’anesthésie émotionnelle : on coupe de ce que l’on ressent, on minimise les problèmes, et l’on se dit que tous les couples vivent la même chose. Des études sur la résolution de conflits montrent que lorsque les partenaires croient qu’un désaccord peut être réglé, ils ont plus de chances d’y parvenir, surtout s’ils agissent en équipe avec une stratégie commune. Pour lui, l’honnêteté, l’humilité et le désir de s’améliorer devraient devenir la norme dans une relation.

Les 4 questions essentielles pour faire le point

Pour sortir de cette zone d’incertitude, Mark Travers propose un questionnaire très simple. Prenez un moment calme, répondez honnêtement par oui ou par non à chaque question, sans trop réfléchir ou analyser. Vous pouvez le faire seul ou le partager avec votre partenaire. L’objectif est de mettre des mots clairs sur votre vécu.

  • En cas de conflit, avez-vous le sentiment d’être dans la même équipe ? Un désaccord est normal, mais le problème apparaît quand chaque dispute devient « toi contre moi » au lieu de « nous contre le problème ». Si la réponse est non, interrogez-vous sur ce que vous défendez : votre ego, une position, ou le couple lui-même.
  • Pouvez-vous être pleinement vous-même avec votre partenaire ? Dans une relation saine, il doit être possible de rire, pleurer, être maladroit ou dire ce que l’on pense sans censure. Si vous vous cachez ou vous censurez constamment, cela peut faire perdre des morceaux de votre identité. Un « non » invite à tester la confiance en partageant des vulnérabilités à faible risque.
  • Votre partenaire reste-t-il curieux de votre univers intérieur ? Au début, on veut tout savoir de l’autre, mais cette curiosité peut diminuer avec le temps, entraînant une relation en mode automatique. La curiosité nourrit l’intimité émotionnelle. Si la réponse est non, il peut être utile d’instaurer un rituel où chacun raconte sa journée et ses ressentis.
  • Quand il ou elle se trompe, votre partenaire assume-t-il ses responsabilités ? L’erreur est humaine, mais la façon dont elle est réparée compte. Reconnaître ses torts, présenter des excuses sincères, parfois avec humour, peut désamorcer une dispute. Si cette question reçoit un non répété, cela peut indiquer un problème de confiance qu’il faut aborder sérieusement.

Que faire si vous avez souvent un « non » à ces questions ?

Une seule réponse négative ne signifie pas forcément que votre relation est ruinée. Elle indique néanmoins un domaine à améliorer. Deux « non » suggèrent qu’une vraie conversation est nécessaire pour clarifier la situation. Trois ou quatre « non » peuvent révéler un malaise plus profond, et il peut être utile de faire appel à un professionnel, comme un thérapeute de couple.

La manière d’aborder ces sujets est importante. Il faut privilégier le langage à la première personne, en exprimant ses sentiments (« je me sens… », « j’aimerais que… »), et choisir un moment où personne n’est sur la défensive. Il est aussi conseillé de parler de comportements plutôt que de juger la personne. Si ces discussions s’accompagnent de sentiments de peur, d’humiliation ou de contrôle, cela dépasse la simple mauvaise communication. Dans ces cas, consulter un professionnel ou une structure d’écoute spécialisée reste une priorité pour préserver la santé mentale et physique.