Ce que les parents confiants ne doivent jamais dire à leurs enfants

Les parents qui élèvent des adultes confiants évitent cette phrase

Lorsque votre enfant revient de l’école avec une bonne note ou un dessin dont il est fier, il est courant de lui dire « Bon travail ! ». Bien que cette phrase soit simple et bienveillante, la psychologue pour enfants Becky Kennedy, diplômée de l’Université de Columbia, explique qu’elle peut parfois nuire à long terme si elle est utilisée seule. Les parents qui souhaitent élever des adultes confiants évitent de se contenter d’un compliment trop vague.

Une fin de conversation qui fragilise la confiance

Dans un épisode du podcast The Tim Ferriss Show, Becky Kennedy décrit la phrase « good job » comme une possible « fin de conversation ». Pour l’enfant, cela signifie qu’il a « réussi » et que l’échange s’arrête là. Il ne partage plus comment il a réussi ou ce dont il est fier. Si cette répétition se produit souvent, le message implicite devient : « Dis-moi si j’ai bien fait », plutôt que « Je comprends pourquoi je suis fier de moi ». C’est cette compréhension intérieure qui contribue à la construction de la confiance en soi.

Quand « Bon travail » coupe l’élan

La spécialiste insiste : dire « bon travail » n’est pas toxique en soi. Le problème apparaît lorsque cette phrase est un réflexe automatique, sans plus de détails ni questions. Dans ce cas, elle ferme la porte à l’échange, au lieu de l’ouvrir pour discuter de ce que l’enfant a appris, aimé ou trouvé difficile. Becky Kennedy recommande aux parents de montrer un réel intérêt pour le travail de l’enfant, qu’il s’agisse d’un exposé ou d’un projet artistique. Cela permet à l’enfant de sentir que ses efforts sont remarqués au-delà du résultat final.

De la validation externe à l’autonomie intérieure

Le vrai enjeu réside dans la différence entre validation externe et auto-validation. Lorsqu’un enfant dépend du « bravo » de l’adulte, il peut devenir fragile et anxieux, en recherchant constamment l’approbation extérieure. La psychologue Aliza Pressman, auteure et enseignante, explique que la louange spécifique, axée sur l’effort ou la persévérance, contribue à développer une « efficacité intérieure ». Elle recommande de reconnaître sincèrement le véritable effort, la créativité ou l’indépendance de l’enfant, pour renforcer sa confiance en lui-même.

Ce que les psychologues conseillent de dire à la place

Pour Becky Kennedy, l’objectif n’est pas de bannir complètement « bon travail », mais de l’accompagner de commentaires concrets. Elle suggère de poser des questions de suivi qui montrent un véritable intérêt pour l’enfant : « Comment tu t’y es pris ? », « Qu’est-ce qui a été le plus difficile ? », ou encore « De quoi es-tu le plus fier ? ». Une formule simple à retenir est : « 2 mots + 1 détail + 1 question », comme par exemple : « Bon travail d’avoir relu ton texte. Qu’est-ce qui t’a demandé le plus d’effort ? »

  • l’effort fourni ;
  • la persévérance face à la difficulté ;
  • la créativité ;
  • l’autonomie ;
  • la compétence acquise.

Becky Kennedy reconnaît que cette approche peut sembler ennuyeuse au début, mais elle affirme que tout ce qui aide l’enfant à mieux se connaître et à partager ses réussites est bénéfique. En exprimant précisément ce que l’enfant fait bien, les parents l’aident à développer une évaluation interne, un socle solide face à l’anxiété et à la dépression à l’âge adulte.