Vapotage en hausse chez les lycéens surtout chez les filles
Le vapotage chez les lycéens en pleine croissance
Une récente étude de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) s’intéresse à l’évolution de l’usage du vapotage chez les jeunes. Si la proportion de collégiens ayant essayé la cigarette électronique a diminué entre 2015 et 2024, celle des lycéens a quant à elle augmenté, et plus particulièrement chez les filles.
Selon l’enquête EnCLASS 2024, publiée le 29 avril, près de la moitié des lycéens ont déjà expérimenté la cigarette électronique. La part a progressé de 35,1 % en 2015 à 46 % en 2024. Parmi eux, 48,7 % sont des filles, contre 43,2 % chez les garçons.
Une autre donnée importante concerne la scolarisation. Les élèves en lycée professionnel ont vu leur usage du vapotage augmenter d’environ 21,9 points, passant de 36,8 % à 58,7 %. Chez les lycéens en lycée général ou technologique, la hausse est plus modérée, de 34,2 % à 41,5 %.
Une porte d’entrée vers le vapotage
Le rapport souligne également que le nombre d’expérimentateurs de cigarette électronique n’ayant jamais fumé de tabac augmente. Par ailleurs, parmi ceux qui ont consommé tabac et vapoteuse, une part croissante a commencé par le vapotage. Elle est passée de 28,9 % en 2018 à 39,6 % en 2024.
Le recours quotidien à la cigarette électronique a également connu une hausse : il est passé de 0,8 % en 2018 à 4,0 % en 2024. En revanche, le tabagisme quotidien seul a fortement diminué, passant de 15,5 % à 2,9 %.
En parallèle, la part des collégiens ayant essayé la cigarette électronique a baissé, passant de 26,8 % en 2018 à 19,0 % en 2024.
Le rôle des « puffs » dans la consommation
L’étude met en évidence l’importance des « puffs », ces cigarettes électroniques jetables, souvent utilisées comme porte d’entrée vers le vapotage. En 2024, 16,6 % des collégiens et 39,4 % des lycéens avaient déjà expérimenté une « puff ». Parmi ces jeunes, respectivement 87,5 % et 85,5 % étaient déjà des expérimentateurs de cigarette électronique.
Arrivées en France en 2021 et interdites en février 2025, ces « puffs » ont touché un nouveau public. Environ 11,5 % des collégiens et 16,6 % des lycéens qui les ont essayées n’avaient jamais essayé la cigarette électronique rechargeable.


