Les prénoms régionaux enfin autorisés en France
Les prénoms régionaux pourront à nouveau être utilisés en France
Depuis 2014, l’usage du tilde (~) dans les prénoms en France était interdit. Une circulaire ministérielle de cette année-là listait uniquement certains signes autorisés, comme les accents, le tréma ou la cédille, mais pas le tilde. Cette règle n’avait jamais été modifiée depuis.
Ce mardi, le ministère de la Justice a annoncé que cette interdiction était levée. Désormais, les parents pourront donner à leur enfant un prénom comportant un tilde, sans craindre de poursuites. Cette décision concerne notamment les prénoms issus des langues régionales, comme le breton ou le basque.
Le tilde est une marque typographique utilisée dans ces langues, par exemple dans le prénom breton Fañch, équivalent de François en français. Jusqu’à présent, l’usage de ce signe à l’état civil entraînait plusieurs procédures judiciaires. La nouvelle mesure vise à mettre fin à ces démarches.
Ce changement n’est pas limité au breton. Un rapport parlementaire mentionnait aussi d’autres signes diacritiques utilisés dans différentes langues régionales françaises, comme le ā, ē, ī, ō, ū en tahitien, le ò en catalan, créole ou occitan, ou encore le ì en alsacien et en corse.
Une volonté de simplifier et de respecter les choix individuels
Le ministère de la Justice a expliqué vouloir respecter les choix des parents et éviter de surcharger les tribunaux avec ces dossiers. Il a précisé que les procédures judiciaires engagées à cause de l’usage du tilde n’aboutissaient pas et qu’il était inutile de continuer à poursuivre ces cas.
Une instruction a été envoyée en janvier dernier aux procureurs généraux de Pau et de Rennes, leur demandant de ne plus engager de poursuites dans ces situations. Cette démarche vise à faciliter la reconnaissance des prénoms régionaux, tout en respectant la diversité linguistique en France.


