Un quart des parents français croient encore à la fessée éducative

Un quart des parents considèrent la fessée comme efficace dans l’éducation

Selon un récent baromètre publié ce vendredi par la Fondation pour l’enfance, un quart des parents estiment que la fessée reste une méthode efficace pour éduquer un enfant. Quarante ans après la mise en place de la loi suédoise interdisant les violences éducatives, cette pratique persiste dans une partie de la société française.

En 2019, la France est devenue le 56e pays au monde à interdire officiellement les violences éducatives, notamment la fessée. Pourtant, sept ans après cette loi dite « anti-fessée », de nombreux parents continuent d’y recourir ou de la considérer comme acceptable.

Une perception encore répandue

Le sondage mené par l’Ifop auprès de parents d’enfants âgés de 0 à 17 ans révèle que :

  • 32 % des parents pensent que certains enfants ont besoin de punitions corporelles pour apprendre à bien se comporter.
  • 23 % considèrent que les parents ont raison de recourir à des punitions physiques.

Ces chiffres montrent que, malgré les lois et les campagnes de sensibilisation, une part importante de la population continue de voir la fessée comme un outil éducatif.

Les violences psychologiques et verbales encore fréquentes

Le même sondage indique que, au cours des 12 derniers mois :

  • 68 % des parents ont déjà crié ou hurlé après leur enfant.
  • 30 % ont donné une tape sur la main, le bras ou la jambe.
  • 19 % ont utilisé des mots dévalorisants, comme « stupide » ou « paresseux ».

Au total, 83 % des parents déclarent avoir recours à au moins une forme de violence verbale ou psychologique, et 37 % à une violence physique durant cette période. Par ailleurs, 40 % pensent que les punitions corporelles permettent à l’enfant d’apprendre ce qui est bien ou mal.