À 88 ans, elle refuse de renoncer au plaisir : « Le sexe, c’est ma vitamine »
Elle est médecin et spécialiste de l’amour et à 88 ans, elle confirme que « l’intimité à un âge plus avancé peut être tout aussi bonne, voire meilleure, qu’à une plus jeune époque ».
Vieillir ne veut pas dire tirer un trait sur le plaisir sexuel. Au contraire. Selon une grande enquête, environ 65% des seniors déclarent avoir des rapports sexuels, et pour 33% des 65 ans et plus c’est au moins une fois par semaine. À 88 ans, le docteur Miriam Stoppard refuse de laisser l’âge décider à sa place. Médecin et auteure, elle assume une vie intime active et revendique le plaisir comme un élément clé du bien vieillir. Son message est clair : le désir n’a pas de date de péremption. « Je suis là pour vous dire que vous passez à côté de moments intimes exceptionnels. L’intimité à un âge plus avancé peut être tout aussi bonne, voire meilleure, qu’à une plus jeune époque » écrit-elle dans son livre Sex, Drugs and Walking Sticks: A guide to living your best life in your 60s, 70s, 80s and beyond relayé sur le Daily Record. Le désir existe toujours, à condition de lui laisser une place « et l’âge n’est pas une raison pour qu’il s’arrête. »
Forte de plus de 25 millions de livres vendus dans le monde, Miriam Stoppard assume aussi une dimension presque militante à cette prise de parole. Pour elle, continuer à vivre une sexualité épanouie relève d’un acte de résistance. « Voyez ça comme un remède contre l’âgisme », affirme-t-elle. « Le meilleur sexe de votre vie est encore à venir si vous le souhaitez. Il est là, prêt à être découvert. » Elle refuse l’idée que l’intimité serait accessoire à la fin de la vie. « Nous avons tous besoin d’intimité et nous la désirons jusqu’à notre dernier souffle », rappelle-t-elle. « Le sexe nous fait nous sentir désirés, confiants et joyeux. Voyez-le comme une vitamine : il inonde votre corps d’hormones du bien-être et d’énergie vitale. » Une vision optimiste qui tranche avec l’image souvent figée de la vieillesse, réduite à la perte et au renoncement.
Ce discours ne gomme pourtant pas les épreuves récentes du médecin. « Ces cinq dernières années, j’ai subi deux deuils », confie-t-elle. « Mon mari, Sir Christopher Hogg, est décédé il y a cinq ans, et mon ex-mari, Tom Stoppard, nous a quittés il y a quelques semaines à peine. C’est un double coup dur. » Aujourd’hui veuve et célibataire, elle ne parle donc pas d’une sexualité partagée au présent avec un compagnon précis, mais d’un rapport global au désir, à l’intimité, au corps et au plaisir.
Source : Journal des femmes


