Allocation Familiale : Vers une baisse jusqu’à 75€ dès mars

Une réduction des allocations familiales à partir du 1er mars

À partir du 1er mars, un changement important va affecter certaines familles françaises. La majoration des allocations familiales versée aux parents va être modifiée, ce qui pourrait entraîner une baisse pouvant aller jusqu’à 75 euros par mois et par enfant.

Cette nouvelle mesure, inscrite dans le cadre du budget de la Sécurité sociale 2026, concerne environ 5 millions de familles selon les estimations de la Sécurité sociale. Elle vise à réduire le montant mensuel des aides versées aux familles dans un contexte économique difficile.

Modification de l’âge de la majoration

Jusqu’à présent, une majoration était accordée dès que l’enfant atteignait 14 ans. Désormais, cet âge est repoussé à 18 ans. Concrètement, cela signifie que la majorité des familles ne percevront plus cette aide pour leurs enfants entre 14 et 18 ans, sauf celles déjà bénéficiaires avant cette date.

Les familles bénéficiant déjà de cette majoration continueront de la percevoir jusqu’à ce que leur enfant ait 20 ans. Ce changement concerne donc principalement les nouveaux bénéficiaires.

Impact financier pour les familles

Ce report de l’âge de la majoration pourrait faire perdre jusqu’à 75,53 euros par mois et par enfant pour les familles les plus modestes, soit près de 900 euros par an. Sur une période de quatre ans, cela représente une économie totale pouvant atteindre 3 600 euros pour ces familles.

  • Pour les ménages avec un revenu jusqu’à 78.565 euros par an, la majoration était de 75,53 euros.
  • Pour ceux entre 78.565 et 104.719 euros, elle s’élevait à 37,77 euros.
  • Au-delà de 104.719 euros, la majoration était de 18,88 euros.

En résumé, cette réforme pourrait entraîner une baisse totale de plusieurs milliers d’euros pour certains foyers, notamment parmi les plus modestes, qui constituent la majorité des bénéficiaires.

Une économie pour le budget de la Sécurité sociale

Le gouvernement explique cette mesure par le besoin de réaliser des économies budgétaires. Elle permettrait d’économiser près de 300 millions d’euros chaque année.

Ces fonds doivent notamment contribuer au financement du nouveau congé de naissance, dont l’entrée en vigueur a été repoussée à juillet. La réduction des aides vise ainsi à équilibrer le budget dans un contexte économique tendu.