Ce facteur invisible qui garantit votre bonheur selon une étude de 85 ans
Une étude de 85 ans révèle ce facteur discret qui influence notre bonheur
On pense souvent que le bonheur dépend d’une bonne santé ou d’un compte en banque bien rempli. Pourtant, une vaste étude menée à Harvard depuis 1938 montre qu’un autre facteur joue un rôle majeur dans la qualité de vie.
Cette étude, connue sous le nom de Harvard Study of Adult Development, a suivi plus de 700 hommes, étudiants de Harvard ou issus de quartiers populaires de Boston, ainsi que leurs conjoints et environ 1 300 enfants. Pendant plus de 85 ans, les chercheurs ont recueilli des données par questionnaires, visites médicales et entretiens filmés, sans rien laisser au hasard.
Le secret du bonheur selon l’étude Harvard : le pouvoir des relations
Au fil des années, les chercheurs ont constaté qu’un élément revenait constamment dans toutes les biographies : la qualité des liens sociaux. Selon Robert Waldinger, qui a présenté ces résultats lors d’une conférence TEDx, « les personnes ayant des liens solides avec les autres vivent plus longtemps, en meilleure santé et sont plus heureuses ».
Dans son livre The Good Life, coécrit avec le psychologue Marc Schulz, Waldinger explique que cette enquête montre que ni la richesse, ni l’intelligence, ni la célébrité ne sont aussi déterminants que la qualité des relations sociales. Ce qui compte avant tout, c’est notre capacité à entretenir des liens humains réguliers et sincères.
La qualité des relations, un facteur clé pour la santé et le bonheur
Interrogé sur l’impact de ces liens, Robert Waldinger précise que les bonnes relations agissent comme un amortisseur face au stress. « Les personnes isolées ont moins de régulateurs du stress, ce qui peut nuire à leur bien-être », explique-t-il. Avoir au moins une personne à qui parler en cas de problème est essentiel pour rester heureux et en bonne santé.
De plus, la relation entre la vie sociale et la santé est très claire. « La satisfaction relationnelle à 50 ans est le meilleur indicateur de la santé physique à 80 ans », affirme Waldinger. Autrement dit, la façon dont on se sent entouré en milieu de vie influence davantage la santé du cœur et du cerveau que la somme d’argent accumulée.
Comment appliquer ces découvertes dans sa vie quotidienne ?
Pour ceux qui souhaitent renforcer leurs liens sociaux, les experts parlent de « forme sociale » : comme pour un muscle, il faut la travailler chaque jour. Quelques questions simples peuvent aider à faire le point :
- Avec qui puis-je parler ouvertement de ce qui me pèse ?
- Quel lien important aimerais-je entretenir davantage cette semaine ?


