Les 7 phrases à bannir Lors d’une conversation
Les phrases à éviter pour éviter de détériorer une conversation
Il arrive que, lors d’un échange, une phrase maladroite fasse brusquement taire la discussion. Les regards se détournent, certains changent de sujet ou s’éloignent discrètement. Souvent, ce n’est pas le sujet en lui-même qui pose problème, mais plutôt certaines phrases qui trahissent un manque de compétences sociales.
Les compétences sociales désignent la capacité à faire sentir à l’autre qu’il est écouté et en sécurité. Selon un témoignage relayé par le média GEEditing, une femme raconte qu’une collègue lui a un jour dit : « Tu as peut-être raison, mais personne n’a envie de l’entendre quand tu commences comme ça », après plusieurs conflits au bureau. Ce genre de remarques montre l’importance de choisir ses formulations pour préserver la relation.
Les phrases à éviter en priorité
Une des expressions les plus brutales est « En fait, tu as tort là-dessus… ». Même si l’interlocuteur se trompe, cette formule le met immédiatement sur la défensive. Il est préférable d’utiliser des expressions plus empathiques, comme : « C’est intéressant, où as-tu entendu ça ? » ou « J’ai entendu une chose différente, peux-tu m’en dire plus sur ton point de vue. » Ces formules favorisent l’écoute et le dialogue.
Autre erreur fréquente : « Ça me rappelle quelque chose qui m’est arrivé… », qui interrompt souvent la fin de la pensée de l’autre. Cela détourne l’attention de son récit. De même, la phrase « Sans vouloir t’offenser, mais… » annonce souvent une critique ou une attaque déguisée. Elle donne l’impression que l’on s’apprête à dire quelque chose de désagréable, ce qui peut rendre l’interlocuteur tendu avant même d’avoir parlé.
Les autres signaux de mauvaises compétences sociales
Les expressions telles que « Tu fais toujours… » ou « Tu ne fais jamais… » enferment l’autre dans une étiquette et transforment une remarque ponctuelle en jugement général. Ensuite, des phrases comme « Je déteste être cette personne, mais… » annoncent une plainte tout en laissant entendre un regret. La meilleure réponse reste simple : « Alors ne sois pas cette personne ! » ou bien, il suffit parfois de se taire ou de faire une demande claire.
Dire « Ce n’est pas comme ça que je ferais » sans qu’on le demande peut aussi donner l’impression de donner une leçon. Cela peut fragiliser la confiance, en particulier au travail. Lorsqu’on veut se retirer d’une conversation, beaucoup répondent par un « Peu importe », ce qui traduit en réalité une volonté de se désengager. À la place, il est souvent préférable d’exprimer son accord avec une formule respectueuse, comme : « Je suis d’accord avec les deux options » ou « C’est toi qui décides, j’ai confiance en ton jugement ».
Les petits réflexes pour des échanges plus fluides
Souvent, derrière ces phrases se cache un manque d’écoute active ou de maîtrise de ses émotions, plutôt qu’une réelle méchanceté. Selon des psychologues cités par Psychologies, ces réflexes verbaux peuvent s’apprendre et se corriger. Voici quelques habitudes simples pour améliorer ses conversations :
- Poser deux questions avant de raconter sa propre histoire.
- Parler d’un fait précis, plutôt que de juger le caractère de l’autre.
- Prendre trois secondes avant de corriger ou critiquer.
Si l’on a déjà utilisé l’une de ces phrases, il est possible de réparer la situation avec une phrase comme : « Je me rends compte que ce que j’ai dit était blessant, ce n’était pas mon intention. » Travailler cette capacité à reconnaître ses erreurs contribue à des relations plus sereines et moins gênantes au quotidien, notamment dans des clubs de prise de parole comme Toastmasters.


